Souffrance psychique

Souffrance psychique
EIle se baladait tous les jours, se promenant de rues en rues, elle allait travailler et les jours passèrent. elle errait tel un chien, elle s'enfuyait pour un rien. Livrée à elle-même sans trop le vouloir, elle n'osait même pas en prendre conscience. Comme tous les jours elle allumait ses cigarettes, les enchaînant, profitant de ces bouffées opaques pour cracher ses ranc--urs et ses mauvaises idées. Ses rêves ,eux, étaient déjà partis en fumée depuis bien longtemps, oui, depuis bientôt deux ans. Son cancer au bout des lèvres lui donnait envie de mourir, et quand ça allait mieux elle vomissait seulement son chagrin. Oui, son cancer c'était lui, sa raison passée de vivre. Le goût amer d'un baiser, laissant des traces sur sa mémoire et des cicatrices sur son c--ur. Elle n'était pas solitaire, elle appréciait juste le vent, joueur et enjôleur comme il l'est, elle le préférait seule ses cheveux en liberté. Sous la tempête ses larmes se confondaient aux gouttes de pluies, qui aurait pu le voir... Lui. Sans raisons. Sans un pourquoi ou un comment, sans doutes, sans aucunes solutions. C'était Lui. Sa famille était là pour elle, quand c'était possible. Ou plutôt quand ils la voyaient ; ils étaient presque aveugles et l'avaient presque oubliée.
« Ah elle existe ?! »
Une phrase qui la fit bien rire, jusqu'à avoir le moral à zéro, plus dans les chaussettes, mais plus bas que terre. Dans cet enfer, l'enfer de cette vie, qui en apparence n'en a pas l'air. Elle cachait si bien son jeu, personne ne le remarquait. Seul Lui le savait. De cris en cris étouffés sous sa voix, de plaies en plaies maquillées sur ses bras, elle chantonnait, un air. Elle le fredonnait. Sous sa vie, un paysage affamé. Une pluie d'été, un champs comme dans ses souvenirs de gamines, et une promesse, faites pour l'éternité.
Stop.
Juste un baiser.
C'est ce qu'elle chantait, la mélodie qui rendait un monde parfait sous ses pieds, tout juste un peu abîmé. Il fallait agir, avant qu'il ne soit trop tard. Mais c'était déjà trop tard. Elle savait qu'elle ne tiendrait plus longtemps, sans lui, sans sa vie, sans ses mots, son sourire, son regard, sa façon de vivre. Tous les soirs avant de s'endormir elle pensait. Fixait les bulles de son avenir, troubles et fragiles, comme elle. Elle pensait n'être pas si malheureuse, elle n'avait juste plus d'envies, plus sa folie. Elle était si belle. Plus maintenant. Plus rien ne pétillait en elle. En face de son miroir, adossée contre un mur, elle se regardait. Quelques secondes. Quelques minutes. Quelques heures. Et toujours rien. Aucunes expressions, aucunes esquisses de joies de vivre, aucunes mélancolies, aucuns souvenirs. Vraiment rien. Ce n'était plus elle, elle qui riait éperdument, sans se soucier des jours, des nuits... Une louve, rien de plus beau, rien de plus fantastique, rien de plus solitaire. Elle se baladait tous les jours, se promenant de rues en rues, elle croisa le visage d'un inconnu, et se mit à rire.
Il y a des jours comme ça où l'on a juste envie de vivre, puis d'autres de mourir.

# Posté le vendredi 28 mars 2008 09:51

Modifié le mardi 17 juin 2008 14:15

Silence lethargique

Silence lethargique

Pire que tout

le regret.

Celui de ne pas avoir agi pour quelquechose ou pour quelqun. Celui qui nous dicte notre conduite, malaise ou innocence. Celui qui a fait notre passé, qui construit notre présent, et dévoile farouchement notre avenir. Mais avez vous vraiment connaissance de la cause du regret?
Un égo démesuré avec ses limites non définies. Pourtant qui n'a pas souffert du remord, amitié déchirée, rires envolés, pensées sombres, une personne qui tombe sans qu'elle soit rattrapée... Pleurer de rire, ou rire de nos peines, assez sarcastique a votre gout? De toute facon une fois que vous avez des regrets, il est trop tard... Ou peut etre pas. Il y a un temps pour tout, et surtout pour une seconde occasion. Un éloignement fait si mal, une attente aussi, arretons l'hypocrisie, laissons de coté notre role de comédien rien qu'une seconde, les bleus s'estompent mais les souvenirs restent, laissons nous vivre tout simplement. Si seulement je pouvais lui parler, si seulement je pouvais lui sourire, si seulement je pouvais revivre des moments avec elle... si seulement ... Mais c'est "soi-disant impossible" pour une question d'ethique, de cote, de parraitre ridicule, mais si ca peut arranger des choses je veux bien etre ridicule pour plusieurs qui croient qu'en faisant une tentative ils le seront. Et là ca fait mal. On dit des si, à toutes les sauces, mais n'est-ce pas le temps qui court qui fait du si un gout amer? Maintenant saisissez un bout de papier, un crayon, écrivez la deuxieme chance, c'est nous qui la créons à l'infini avec des initiatives. Combien de temps faudra-il encore se poser la question "et si". Certains de mes anciens modèles d'amitié se recrée, timidement mais quand même, qu'elle aubaine...
C'est quand on est pret de perdre une personne que l'on voit à quel point on tient à elle.
Rappelez-vous, le bonheur intense, les souvenirs ancrés, c'est si bête de mettre un terme aux futurs moments passés. Du mal à me suivre? C'est si facile à dire et si dur à faire, mais des fois, il faut partir loin, dans un autre monde. Et tous les matins, ca me blesse de me regarder dans la glace et de me dire encore un soleil, encore une journée sans toi... Car les soleils les plus chauds, sont ceux qu'on aime aussi bien en amour qu'en amitié, et je veux partir dans un autre univers, celui où tous leurs sourires sont mélangés : le fantasme d'un reveur éveillé. Souvenez-vous du passé. Ne faites pas comme moi, ne faites pas deux fois la même erreur, decrochez votre telephone et appelez cette personne.
Ces paroles sont peut être stupides, mais regardez les causes de vos cicatrices... Et oui... J'entends tout le monde parler de regrets, une chose est sure, je serais toujours là pour vous mes amis, proche ou loin, ceux qui ne le savent pas, ceux qui le savent tres bien, je vous adore... Si l'on me nomme fou, stupide, pitoyable, n'importe quoi, vous n'avez pas tord, je suis faible, j'ai enormement de remords, de regrets, de choses dont je suis incapable de faire qui sont simples, mais finallement je ne suis pas si loin de vous...


Il est temps de retracer ton Histoire, sans aucun détour, maux pour mots

# Posté le vendredi 28 mars 2008 06:49

Modifié le mardi 17 juin 2008 13:49